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  • : Émilie Truchon-Villeneuve
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  • : Femme
  • : 26/03/1989
  • : Canada Québec
  • : politique actualité économie social information
  • : Je suis une Gaspésienne d'origine, aux études à Québec depuis maintenant un an. J'entame ma deuxième année à l'Université Laval en Service social.

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Vendredi 12 décembre 2008


Bonjour et bienvenue sur mon blog consacré à la pauvreté!

Étant donné que les articles sont publiés dans un orde décroissant de parution, j'ai donc trouvé utile de placer ici une table des matières des différents articles, où un lien vous mènera directement à celui que vous voulez consulter.

PAUVRETÉ"S"

Page 6
    
1 - INTRODUCTION
     2 - PREMIER REGARD
     3 - INFORMATIONS DIVERSES D'ACTUALITÉ
         - Les Colocs et Félix Leclerc
         - Jean-François Mercier au Gala Juste pour Rire
         - Superhéros Mendiant


Page 5

       - Mines d'ordures
         - La surjudiciarisation des itinérants 
         - Jeux de société - A-t-on abandonné les sans-abris?
         - "Je suis"
         - Les sans-abris au coeur d'une vaste consultation


Page 4   
        - McHungry - Not lovin' it
         - Des escaliers roulants...
         - Portrait poétique sur l'itinérance
         - La pauvreté des enfants et des familles au Canada
         - Portrait québécois de la pauvreté


Page 3

        - Manifestation de groupes de femmes devant le Parlement
         - Élimination de la pauvreté; Utopie?
         - Inégalités sociales au Canada
         - Entreprises de réinsertion
         - Pauvreté chez les Premières Nations


Page 2
 
        - Avis de transport Québec - Blague
         - Les candidats de Sherbrooke et la lutte à la pauvreté
         - Plus de travailleurs et de familles biparentales aux banques alimentaires
         - La vache riche et l'Africain pauvre
         - Pauvreté; un encombrement social

Page 1 
 
        - Homeless Nation - Le site Web
    4 - SYNTHÈSE DE L'INFORMATION
    5 - ANALYSE DE L'INFORMATION
    6 - CONCLUSION
Par Émilie Truchon-Villeneuve - Publié dans : Pauvreté"S"
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Vendredi 12 décembre 2008
Pour conclure sur ce travail, je crois que ce que je retiens surtout sur la problématique sociale entourant la pauvreté, c'est que les préjugés sont omniprésents dans notre société et que même les personnes qui croient être tolérantes pourraient vite se remettre en question.

Nous vivons encore dans une idéologie de dépassement personnel, de concurrence et de consommation, alors que certains, victimes du système puisqu'ils payent pour ne pas avoir pris LE chemin qu'il fallait pour réussir, sont hypothéqués durant une bonne partie de leur vie et devront mettre encore plus d'efforts pour se sortir de l'impasse. Mais comment mettre plus d'efforts alors qu'on est déjà rabaissé?

Bref, l'État a avantage à aider nos plus démunis puisqu'une société riche est une société éduquée, en santé, solidaire, relativement heureuse, cultivée et avec un bon tissu social, et cela ne peut qu'être garanti par des politiques sociales généreuses permettant à tous, ausi bien que possible, un niveau de vie permettant de subvenir à ses propres besoins, à ceux de nos enfants, de nos aînés, ainsi qu'un accès minimum à des loisirs et à des activités culturelles. 

Le préjugé est la meilleure façon de démolir quelqu'un puisqu'il touche la dignité de la personne et la positionne en situation d'infériorité et de honte. Et bref, je me suis rendue compte que j'avais aussi plus de préjugés que je ne le croyais envers certains groupes sociaux marginalisés et je me tâche pour ma future profession, mais aussi pour mon accomplissement personnel et citoyen, de les diminiuer le plus possible. Aussi, j'espère bien faire de mon mieux pour intervenir les prochaines fois que j'entendrai des propos exagérés et haineux envers les plus pauvres et envers les politiques dites de gauche. Les gens en situation de pauvreté sont faciles à démolir, puisqu'ils subissent déjà beaucoup de leurs propres malheurs et des discriminations du système, mais ils ont aussi des capacités à se redonner du pouvoir, mais elles ont simplement besoin d'une aide supplémentaire qui les outille de façon adéquate. Quant aux politiques de gauche, elles ne riment pas nécessairement avec communisme et extrêmisme, et ce sont certainement elles qui réussiront à rendre nos sociétés plus "en santé" et plus justes par rapport au système en place actuellement. 

L'idéologie néolibérale a fait ses preuves en montrant les crises financières, humanitaires et environnementales qu'elle provoque, alors que l'idéologie plus socialiste a fait ses preuves dans certains pays européens, par exemple, comme de quoi qu'elle augmentait considérablement le niveau de vie d'un plus grand nombre de gens, contrant ainsi l'injustice et les inégalités sociales...
Par Émilie Truchon-Villeneuve - Publié dans : Pauvreté"S"
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Lundi 8 décembre 2008


Si l'on se fit des résultats de travaux de recherche faits entre autres par les statisticiens ou seulement par l'observation des intervenants du milieu, on se rend compte effectivement que la pauvreté n'a généralement rien à voir avec un manque de volonté de la part des gens qui la vivent, que ce soit dans les pays du Sud du globe ou bien dans nos propres villes. On pourrait bien dire en bref que les politiques sociales et économiques mises en place par nos gouvernements visent surtout à faire bénéficier les personnes plus riches, alors que leurs promesses électorales visent surtout à attirer la partisannerie de la classe moyenne. On n'a qu'à écouter les discours de nos politiciens pour le constater; trop peu souvent, on les entend faire des promesses pour les plus démunis, puisque certainement, ce sont moins eux qui votent et sont moins consommateurs, ayant moins de revenus. D'ailleurs, il n'y a que le parti Québec Solidaire qui inclut les personnes en situation de pauvreté ou de précarité économique dans leurs propositions politiques.


Les personnes qui se retrouvent en situation de pauvreté vivent plusieurs contraintes qui se renforcent entre elles et qui ont tendance à vouloir créer un cercle vicieux, souvent alimenté par la honte et les préjugés, qui s'auto-génèrent. Cette emprise dans la honte et la misère, qui amène beaucoup de pensées négatives et de stress, a tendance à faire bourgeonner des problèmes de santé mentale et physique chez ces gens, et a tendance à faire circuler cette même honte chez les membres d'une même famille.


Contrairement à ce que plusieurs personnes croient, ce ne sont pas que les assistés sociaux ou les itinérants qui sont pauvres; un travailleur à temps plein au salaire minimum ne peut faire vivre ses enfants puisqu'il se retrouve tout de même sous le seuil de la pauvreté. Pour pouvoir s'en sortir, le salaire minimum devrait être à 10,43$/heure présentement. Il faudrait que les gouvernements offrent cette garantie plutôt que de couper les chèques d'aide sociale qui est de 534$/mois à la moindre entrée d'argent, lorsqu'on sait qu'un 2½ à Québec, par exemple, coûte au moins 450$/mois et ça, c'est quand on n'a pas besoin d'une chambre supplémentaire pour un enfant! Certains disent qu'il faut vouloir travailler pour bien vivre. Cependant, il demeure qu'une personne qui n'a peut-être pas eu toutes les chances pour pouvoir réussir à l'école et avoir un diplôme post-secondaire, qui a eu X contraintes à un moment donné de sa vie se trouve déjà en situation où il est encore plus difficile de décrocher un emploi convenable à temps plein et permanent. Les emplois précaires sont omniprésents dans le marché du travail et une personne qui n'a pas les moyens, quels que soient, pour faire des études, est prise dans ce monde pavé d'incertitudes. Ça prend du temps pour avoir un bon statut de travail, un salaire et des conditions de travail adéquates, quand on doit commencer en bas de l'échelle; pendant ce temps, les comptes et les dettes s'accumulent. C'est souvent le cas pour les femmes monoparentales, par exemple, lorsqu'elles sont séparées depuis peu et qu'elles ont vécu dans un environnement où elles n'avaient qu'à s'occuper des enfants, rien de plus. 


Bref, le système néolibéral dans lequel nous « évoluons » est fait pour les plus ambitieux et les plus chanceux de la vie. Ceux qui ont vécu certains malheurs à un moment donné de leur vie sont déjà plus à risque de vivre dans la précarité. Plusieurs n'ont pas les ressources pour s'en sortir et les politiques dont ils sont presque victimes ne les aide pas beaucoup plus, puisqu'elles les maintiennent en position de honte, de différence et d'infériorité. Le regard des autres qui est porté sur eux les poussent à s'exclure et à finalement à se croire bons à rien. L'État génère ses propres exclus et il s'en tire bien en général en les responsabilisant davantage qu'il ne les aide.


Aux suites de cette constatation de plus en plus évidente, plusieurs regroupements de personnes qui ne veulent pas laisser le problème de pauvreté s'empirer on développé des ressources d'aide, allant de la charité à l'entraide et la solidarité; on donne un dépannage en logement, en vêtements ou en nourriture, puis, parfois, certains organismes tentent d'outiller davantage les gens pris dans la misère. Cela se fait dans l'optique qu'ils ont besoin d'être autonomes et d'adopter leurs propres moyens pour s'accomplir dans la société. Il y a aussi beaucoup de travail d'éducation et de sensibilisation, puisque certaines personnes ne savent pas faire de budget, cuisiner, ou faire un rapport d'impôt par exemple. De plus, souvent, ils ne connaissent pas leurs droits en étant tant marginalisés; ils ne connaissent pas les recours qu'ils peuvent utiliser pour obternir de l'aide. Cette réalité a d'ailleurs été signalée dans le reportage montré plus tôt et fait par Jeux de société, puisqu'on y voit le témoignage de jeunes adultes qui ont passé leur vie, jusqu'à leurs 18 ans, en pensionnat, et qui n'ont jamais appris quoi que ce soit par rapport à la vie d'adulte.  Bref, en se fiant au dicton, on ne doit pas seulement donner du poisson à l'homme, mais on lui apprend aussi à pêcher, et on l'encourage surtout à adopter sa propre technique. Sinon, c'est faire perpétuer la dépendance des pauvres envers la machine oppressive, puisqu'on ne reconnaît pas leurs capacités et leurs forces.


Une organisation particulièrement proactive dans le domaine de la pauvreté et de l'exclusion sociale, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, lutte beaucoup pour les droits des personnes qui sont souvent sans voix. Le Collectif, après avoir fait des pressions envers le gouvernement québécois, a sollicité ce dernier pour adopter une loi sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Ce projet s'est concrétisé en 2002, par le projet de loi 112 et par son adoption en 2003. Cependant, la loi provinciale est quelque peu différente des demandes faites par le Collectif,  sans compter le fait que les objectifs mis en place par l'État sont loins d'avoir été accomplis. Il y a donc encore beaucoup de pression à faire de la part des groupes de d'action politique pour que les promesses soient tenues. 



Par Émilie Truchon-Villeneuve - Publié dans : Pauvreté"S"
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Samedi 6 décembre 2008

Pour résumer les articles qui ont été publiés plus tôt, il faut d’abord se dire que la pauvreté est vue de différentes façons selon les groupes de personnes qui l’analysent. Bien sûr, il y a l’opinion publique, surtout alimentée par les travailleurs qui ont réussi parfois difficilement à gagner leur vie et à vivre décemment. Ceux-ci sont souvent indignés de voir que certains gagnent un revenu gratuitement, sans avoir à donner 40 heures par semaine de leur temps pour pouvoir vivre. Ici, on parle des assistés sociaux. En même temps, on peut s’étonner de la solidarité qui se forme dans notre société envers les populations des pays dits « sous-développés ». Bien sûr, ces gens n’ont pas des structures sociales mises en place aussi bonnes que nous, puisqu’ils vivent de salaires de crève-faim et ça, c’est quand ils réussissent à avoir un emploi. Ils sont exploités par des compagnies et même parfois par leur propre gouvernement, et c’est normal qu’on les aide puisqu’ils n’ont pas de ressources. Ici, au Canada, les gens peuvent travailler et avoir un certain de niveau de vie assuré en se forçant un peu. On peut même se sortir des impasses qui nous frappent parfois durant notre vie. C’est donc pourquoi il y a beaucoup moins de sympathie envers les gens pauvres et démunis.
 

D’un autre côté, il y a cependant plein de groupes à revendication politique, des organismes communautaires, des intervenants et des personnalités impliquées bénévolement, entre autres, qui trouvent que nos gouvernements ne sont pas assez généreux pour aider ces pauvres. Leur opinion est fondée sur le fait que bien des gens, surtout par des conditions sociales ou même par des incapacités physiques et mentales (nos seuils de tolérance ne sont pas toujours les mêmes), ne réussissent pas à se sortir de la pauvreté et que les ressources mises en place dans les communautés sont insuffisantes pour ré-outiller ces gens. Avec un soutien étatique et communautaire suffisant, la plupart des personnes en situation de pauvreté, tant les itinérants, les assistés sociaux ou les petits travailleurs à temps partiel qui ont une famille à faire vivre, pourraient se sortir de leur misère beaucoup plus facilement. Donc, on demande beaucoup plus d’investissements de la part des gouvernements pour garder leurs populations en santé et auto-suffisante, peu importe le statut socio-économique. On gagne à aider les gens pauvres ou vivant dans des conditions de vie précaires; tant pour la société que pour ces individus qui souffrent souvent trop. On demande donc que tout être humain puisse bénéficier d’un minimum (en revenus et en ressources d’aide) pour pouvoir vivre convenablement, et non en situation de pauvreté.
 

Entre autres, on informe, souvent en contre-argument à ceux qui croient que la pauvreté ne fait que toucher ceux qui ne travaillent pas, ou qui ont beaucoup d’enfants et qui sont monoparentaux, que la pauvreté a depuis quelque temps changé beaucoup de visage et que les recherches sont beaucoup plus exhaustives, à conclure que ce sont de plus en plus de travailleurs à temps plein, des personnes qui ont eu pendant longtemps un très bon niveau de vie qui ont vécu des drames personnels, des familles même issues de milieux aisés, qui se trouvent en situation de misère. Le salaire minimum, entre autres, est insuffisant pour qu’un travailleur à temps plein soit au-dessus du seuil de pauvreté. Finalement, les inégalités sociales sont encore plus grandes dans certains pays où les protections sociales sont beaucoup moins existantes et où les gouvernements vivent du néocolonialisme.

Par Émilie Truchon-Villeneuve - Publié dans : Pauvreté"S"
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Jeudi 4 décembre 2008
Voici Homeless Nation, un site Internet créé pour et par les sans-abris et par aussi des gens qui sont en contact avec eux ou qui se sont sortis de la rue. Très intéressant!

Homeless Nation 
Par Émilie Truchon-Villeneuve - Publié dans : Pauvreté"S"
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